Comment s'aimer soi-même quand justement, on n'y arrive pas.
Ce que « s'aimer » veut vraiment dire, ce qui vous en empêche, les signes que vous n'y arrivez pas beaucoup — et par quels gestes très concrets commencer.

S'aimer, ce n'est pas se trouver formidable. C'est arrêter d'être contre soi. La nuance a l'air petite : elle change tout, parce que la première est impossible à décréter et la seconde s'apprend, geste après geste.
- S'accepter, s'estimer, s'aimer : trois choses différentes, et on ne commence pas par la dernière.
- Non, ce n'est pas égoïste — c'est même l'inverse qui l'est.
- Si vous n'y arrivez pas, ce n'est pas un défaut de volonté : quatre choses s'y opposent.
- On commence par arrêter, pas par ajouter.
Quelqu'un vous dit que vous avez bien fait quelque chose. Et avant même d'avoir réfléchi, la réponse sort toute seule : « oh, c'était rien », « j'ai eu de la chance », « n'importe qui aurait fait pareil ».
Vous ne jouez pas la modestie. Vous le pensez vraiment.
Et le soir, vous repassez une phrase que vous avez dite de travers, et vous vous parlez d'une façon dont vous ne parleriez à personne. Mais quelle idiote. Personne d'autre n'aurait droit à ce ton-là.
S'aimer soi-même, ce n'est pas se trouver formidable. C'est arrêter d'être son propre adversaire. C'est là toute la différence entre une injonction impossible — « aimez-vous ! » — et quelque chose qui se travaille réellement. Voyons ce que ça veut dire, ce qui vous en empêche, et par où commencer quand on part de loin.
Ça veut dire quoi, exactement ?
Trois verbes circulent en permanence, et on les emploie l'un pour l'autre. Les séparer aide, parce qu'ils ne demandent pas le même effort — et parce qu'on ne commence pas par le dernier.
S'accepter, c'est arrêter de se battre contre ce qui est. Votre caractère, votre histoire, votre façon de fonctionner. Ce n'est pas dire « c'est très bien comme ça » : c'est cesser de dépenser de l'énergie à vouloir être quelqu'un d'autre.
S'estimer, c'est se reconnaître une valeur. Pas parce qu'on a réussi quelque chose — parce qu'on est quelqu'un. C'est le socle, et nous lui consacrons un guide entier : l'estime de soi.
S'aimer, c'est ce qui se voit tous les jours : la façon dont vous vous parlez, ce que vous vous autorisez, ce que vous acceptez de subir. C'est moins un sentiment qu'une manière de se traiter. Et ça, c'est une bonne nouvelle : une manière de faire, ça se change.
Vous remarquerez qu'aucun des trois ne dit « se trouver génial ». C'est le grand malentendu du sujet. Personne ne se réveille en s'admirant, et ce n'est pas le but.
Ce n'est pas non plus un supplément d'âme. Quand des spécialistes du bien-être psychique ont dû se mettre d'accord sur ce qui compte vraiment, six critères sont ressortis, retenus par plus de neuf sur dix : le sens, la satisfaction de vie, le lien aux autres, l'autonomie, le bonheur — et l'acceptation de soi. Elle figure dans le socle, pas dans les options.
Une précision utile avant d'avancer : s'aimer et être doux avec soi dans l'échec sont deux choses proches mais distinctes. La seconde a son propre article : l'autocompassion. Ici, on parle du rapport quotidien, pas seulement des mauvais jours.
« Mais s'aimer, c'est pas un peu égoïste ? »
C'est l'objection numéro un, et elle mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle bloque beaucoup de gens à l'entrée.
Elle vient de loin. Beaucoup d'entre nous ont grandi avec l'idée que se mettre en avant est mal élevé, que se plaindre est faible, qu'on ne doit pas se prendre pour quelqu'un. Se soucier de soi a fini par ressembler à un défaut de caractère.
Or ce qu'on appelle « trop s'aimer » est en réalité tout autre chose. Avoir besoin d'être au-dessus, ramener à soi, balayer les critiques : ce n'est pas de l'amour de soi, c'est un besoin permanent de preuves venues de l'extérieur. C'est même souvent le signe que quelque chose ne tient pas dessous. Nous détaillons ce mécanisme dans notre article sur l'ego.
Le contraste est net une fois qu'on le voit : quelqu'un qui s'aime tranquillement n'a besoin de rabaisser personne. Il peut entendre une critique sans s'effondrer, féliciter sans que ça lui coûte, dire non sans se justifier pendant dix minutes. Ce sont rarement les gens qui s'aiment qui sont pénibles à vivre. Ce sont ceux qui se détestent, et qui font payer autour.
À dose ordinaire, d'ailleurs, ce petit quelque chose qui vous fait tenir à vous n'est pas un défaut : c'est ce qui vous rend autonome. Sans lui, vous n'auriez aucune raison de défendre votre place, de dire ce que vous pensez, de refuser ce qui ne vous convient pas.
Une bonne façon de trancher : l'égoïsme consiste à faire passer ses besoins devant ceux des autres. S'aimer consiste à les faire exister aussi. Ce n'est pas la même opération.
Pourquoi vous n'y arrivez pas
Si vous lisez ceci, ce n'est probablement pas faute d'avoir essayé. Vous savez déjà, intellectuellement, que vous devriez être moins dur avec vous. Ça ne suffit pas. Quatre choses s'y opposent, et aucune n'est un manque de volonté.
Le regard qu'on a posé sur vous avant. On n'apprend pas à s'aimer tout seul : on l'apprend d'abord dans le regard de quelqu'un. Si ce regard a manqué, ou s'il était surtout critique, la voix que vous entendez aujourd'hui n'est pas née de nulle part — c'est un écho. Et voici le point important : ce qui a manqué ne décide pas de la suite. Les travaux sur la capacité à se reconstruire sont très clairs là-dessus, y compris après des manques importants : rien n'est écrit d'avance, les facteurs en jeu sont trop nombreux pour qu'un début prédise une fin. Ce n'est pas une consolation, c'est un constat.
La comparaison, permanente. Nous nous comparons sans arrêt, et surtout à des gens qui nous ressemblent — même âge, même métier, même vie. Or dès que la comparaison se fait vers le haut, quelque chose baisse. Dans une expérience devenue classique, des candidats à un emploi remplissaient un questionnaire, puis patientaient dans une pièce en compagnie d'un autre candidat. Quand celui-ci était impeccable, sûr de lui, tiré à quatre épingles, leur estime d'eux-mêmes chutait entre le début et la fin du questionnaire. Personne ne leur avait rien dit. Leur simple présence avait suffi.
Ajoutez à cela un flux d'images continu, où les corps et les vies affichées ne ressemblent à presque personne. Des travaux sur l'exposition aux photos retouchées ont montré que la satisfaction vis-à-vis de son propre corps baissait après quelques minutes seulement — et que les participantes n'en avaient pas conscience. C'est bien là le problème : on ne se dit pas « je me compare ». On se dit simplement, en refermant l'application, qu'on est un peu moins bien qu'avant.
La condition. « Je m'aimerai quand j'aurai perdu ces kilos. » « Quand j'aurai ce poste. » « Quand quelqu'un m'aura choisi. » C'est le piège le plus discret, parce qu'il ressemble à de la motivation. Sauf que la barre recule à chaque fois qu'on l'atteint. Les gens qui ont obtenu ce qu'ils attendaient le savent bien : le soulagement dure trois semaines, et la voix reprend.
La barre placée trop haut. Si vous n'avez le droit de vous apprécier qu'à la condition d'être irréprochable, vous n'aurez jamais le droit. L'exigence extrême envers soi n'est pas un moteur inoffensif : elle est associée à l'épuisement et au mal-être, tandis que la bienveillance envers soi protège. Et si cette exigence a des racines anciennes, notre article sur d'où vient le manque de confiance éclaire d'où elle vient.
Les signes qu'on ne s'aime pas beaucoup
Ils sont discrets, et c'est ce qui les rend difficiles à repérer chez soi. Voyez ceux qui vous parlent.
Vous désamorcez les compliments. Systématiquement. Vous les renvoyez, vous les relativisez, vous changez de sujet. Recevoir vous met mal à l'aise.
Vous vous excusez d'exister. « Désolée de déranger », « je vais être rapide », « c'est peut-être bête, mais… ». De petites formules qui, mises bout à bout, disent que vous demandez la permission d'occuper de la place.
Vous acceptez ce que vous ne voulez pas. Parce que refuser vous semble coûter plus cher que subir. C'est souvent le premier signe visible, et le plus concret à travailler : oser dire non commence exactement là.
Vous vous parlez durement. Pas de temps en temps : par défaut. Le commentaire intérieur est sévère, ironique, définitif. Et vous ne le remarquez même plus, tant il est devenu le bruit de fond.
Vous restez là où ça fait mal. Une relation, un poste, une amitié qui vous coûte, et une petite phrase qui revient : « je n'aurai pas mieux ».
Vous ne savez pas ce qui vous ferait plaisir. On vous demande ce que vous voulez faire et vous répondez sincèrement « comme tu veux ». Non par gentillesse : parce que l'information n'est plus disponible. À force de ne pas se consulter, on finit par ne plus se connaître.
Si plusieurs de ces points vous ont fait tiquer, rien n'est perdu et vous n'êtes pas cassé. Ce ne sont pas des traits de caractère : ce sont des habitudes, souvent très anciennes. Et ce doute permanent sur sa propre légitimité porte parfois un nom précis — nous l'avons décrit dans notre article sur le syndrome de l'imposteur.
Par où commencer, concrètement
Voici cinq gestes. Ils sont volontairement petits — c'est la condition pour qu'ils tiennent au-delà de la semaine.
1. Commencez par arrêter, pas par ajouter. On imagine qu'il faudrait se dire des choses gentilles devant le miroir. C'est prématuré, et la plupart des gens n'y croient pas une seconde. Commencez par l'autre bout : ne plus vous dire les choses méchantes. Quand « quelle idiote » arrive, ne la remplacez pas par un compliment. Juste, ne l'ajoutez pas. Retirer avant d'ajouter, c'est infiniment plus facile — et ça marche mieux.
2. Recevez un compliment sans rien renvoyer. Un mot : merci. Pas « oh mais non », pas « c'est surtout grâce à… », pas de retour de compliment. C'est minuscule à lire, et étonnamment inconfortable à faire. Cet inconfort est justement l'information : il vous dit à quel point recevoir est devenu difficile.
3. Faites une chose par jour qui ne sert à rien. Pas utile, pas productive, pas « bonne pour vous ». Juste agréable. Dix minutes suffisent. C'est un entraînement discret à vous considérer comme quelqu'un dont le plaisir compte, sans avoir à le mériter d'abord.
4. Traitez-vous comme quelqu'un dont vous auriez la charge. Vous ne laisseriez pas une personne sous votre responsabilité sauter ses repas, dormir cinq heures, encaisser sans rien dire et se faire parler comme ça. Vous ne le supporteriez pas une semaine. Posez-vous la question dans ces termes-là — est-ce que je laisserais quelqu'un vivre comme ça ? — plutôt qu'en termes de sentiments. C'est beaucoup plus opérationnel que « aimez-vous ».
5. Repérez la phrase, et cherchez à qui elle appartient. Il y en a presque toujours une, toujours la même, qui revient dans les moments de doute. Écrivez-la exactement, mot pour mot. Puis posez la seule question qui compte : est-ce que c'est ma voix ? Très souvent, ce n'est pas la vôtre — c'est celle de quelqu'un, entendue il y a longtemps, que vous n'avez jamais choisi de croire. Pour ce genre de travail, notre article sur l'introspection donne le cadre, et le journaling le support.
Un mot sur le rythme : rien de tout cela ne se voit en une semaine. Ce qui change en premier, ce n'est pas le sentiment — c'est la fréquence. Vous vous surprenez à vous parler durement, et vous vous arrêtez en cours de route. Puis un peu plus tôt. C'est ça, le progrès. Il est peu spectaculaire et parfaitement réel.
La phrase que j'entends le plus souvent, ce n'est pas « je ne m'aime pas ». C'est « je sais que je devrais, mais je n'y arrive pas ». Et le « devrais » est déjà une exigence de plus posée sur quelqu'un qui en porte beaucoup. En séance, je ne commence donc jamais par les sentiments. Je commence par les faits : ce que la personne s'autorise, ce qu'elle accepte, la façon dont elle se parle quand personne n'écoute. Ce sont des choses observables, donc modifiables. Le sentiment vient après, et il vient tout seul — je n'ai encore jamais vu quelqu'un décider de s'aimer. J'ai vu beaucoup de gens arrêter, petit à petit, de se maltraiter. Ce n'est pas la même promesse, mais c'est celle qui se tient.
« Il faut s'aimer avant d'aimer les autres » : vrai ?
Vous avez déjà croisé cette phrase cent fois. Elle est à moitié vraie, et sa moitié fausse fait des dégâts.
Ce qu'elle dit de juste. Quand on ne s'aime pas, on demande souvent à l'autre de le faire à notre place. On attend d'être rassuré, choisi, confirmé — en continu. C'est une charge que personne ne peut porter longtemps, et elle finit par abîmer précisément ce qu'elle cherchait à obtenir. Dans le même mouvement, on accepte des choses qu'on n'accepterait pas si on tenait un peu plus à soi.
Ce qu'elle dit de faux. L'idée qu'il faudrait avoir terminé avant d'avoir droit à quelqu'un. Comme s'il existait un examen à passer, et qu'aimer sans l'avoir réussi était une fraude. Personne n'a terminé. Et beaucoup de gens apprennent à s'aimer dans un lien, pas avant : parce que quelqu'un les a regardés autrement assez longtemps pour que ça finisse par entrer.
La bonne formulation serait donc plutôt : ce n'est pas un prérequis, c'est un chemin parallèle. Vous n'avez pas à mériter d'être aimé en vous aimant d'abord. Vous avez juste intérêt à ne pas confier à quelqu'un d'autre un travail qui vous revient.
Et si vous cherchez un signe que quelque chose bouge, en voici un fiable : le jour où vous vous surprenez à refuser quelque chose sans avoir à vous justifier ensuite pendant dix minutes, c'est que ça a commencé.
Beaucoup de ce qui précède se travaille seul, à son rythme. Un accompagnement — psychologue, thérapeute ou professionnel de l'accompagnement — devient utile lorsque :
- le rejet de soi est constant et douloureux, au point d'occuper vos journées ;
- il s'accompagne d'une tristesse profonde, d'une perte d'élan ou d'une anxiété qui dure ;
- il s'exprime dans le rapport au corps ou à l'alimentation d'une façon qui vous inquiète ;
- il vous maintient dans une relation qui vous fait du mal et dont vous n'arrivez pas à sortir ;
- il remonte à des événements anciens que vous ne parvenez pas à aborder seul.
Cet article relève du mieux-être, non du soin. Si un mal-être pèse durablement, parlez-en à votre médecin. En cas de détresse, le 3114 est joignable gratuitement, 24 h/24.
Ce guide a une vocation d'information et de mieux-être. Il ne constitue ni un diagnostic, ni un traitement, ni un avis médical, et ne remplace pas l'accompagnement d'un professionnel de santé.
Cerveau & Psycho n°189 — consultation d'experts sur les composantes du bien-être psychique : six dimensions retenues par plus de 90 % des interrogés (le sens, la satisfaction de vie, l'acceptation de soi, le lien social, l'autonomie, le bonheur), la présence ou non d'un trouble n'entrant pas dans les critères. · Cyrulnik, B., entretien, Collector Cerveau & Psycho n°4 — « même une carence affective importante n'empêche pas d'avoir une vie heureuse ensuite » ; les déterminants du processus de résilience sont trop nombreux pour permettre une prédiction. · Cerveau & Psycho n°188 — expérience de Morse, S. (université du Massachusetts) et Gergen, K. (Swarthmore College) : l'estime de soi de candidats à un emploi chute après quelques minutes passées en présence d'un autre candidat à l'apparence avantageuse. · Cerveau & Psycho n°153 — théorie de la comparaison sociale (Festinger, L., 1954) : toute comparaison « ascendante » déclenche un effet négatif ; expérience sur l'exposition à des photographies retouchées, où la satisfaction corporelle des participantes baisse sans qu'elles en aient conscience. · Cerveau & Psycho n°179 — distinction entre l'amour de soi qui a besoin d'être au-dessus et la simple autonomie : « à dose restreinte, [il] constitue un socle de l'autonomie ». · Cerveau & Psycho n°156 — un perfectionnisme extrême est lié à de nombreuses pathologies (burn-out, dépression, troubles alimentaires), la bienveillance envers soi figurant parmi les capacités protectrices avérées. Reformulé, attribué, non médical.
On vous répond simplement.
C'est quoi, s'aimer soi-même ?
Ce n'est pas se trouver formidable : c'est arrêter d'être son propre adversaire. Concrètement, ça se voit dans la façon dont vous vous parlez, dans ce que vous vous autorisez et dans ce que vous acceptez de subir. Moins un sentiment qu'une manière de se traiter — et une manière de faire, ça se change.
Pourquoi je ne m'aime pas ?
Quatre causes reviennent, et aucune n'est un manque de volonté : le regard qu'on a posé sur vous avant (on apprend à s'aimer dans le regard de quelqu'un), la comparaison permanente avec des gens qui vous ressemblent, la condition que vous vous posez (« je m'aimerai quand… »), et une barre placée si haut que vous n'aurez jamais le droit de vous apprécier.
Comment s'aimer quand on n'a pas été aimé ?
La voix critique que vous entendez est souvent un écho, pas votre voix. Et ce qui a manqué ne décide pas de la suite : les travaux sur la capacité à se reconstruire montrent que même des manques importants n'interdisent pas une vie heureuse ensuite, les facteurs en jeu étant trop nombreux pour qu'un début prédise une fin. Le premier geste utile est de repérer la phrase qui revient et de chercher à qui elle appartient.
S'aimer soi-même, c'est égoïste ?
Non. L'égoïsme consiste à faire passer ses besoins devant ceux des autres ; s'aimer consiste à les faire exister aussi. Ce qu'on appelle « trop s'aimer » — avoir besoin d'être au-dessus, balayer les critiques — n'est d'ailleurs pas de l'amour de soi, mais un besoin permanent de preuves extérieures. Ce sont rarement les gens qui s'aiment qui sont pénibles à vivre.
Quels exercices pour apprendre à s'aimer ?
Cinq gestes, volontairement petits : commencer par arrêter de se dire les choses méchantes plutôt que par ajouter des compliments ; recevoir un compliment avec un simple « merci » ; faire chaque jour une chose qui ne sert à rien ; se traiter comme quelqu'un dont on aurait la charge ; et repérer la phrase qui revient, puis chercher à qui elle appartient.
Faut-il s'aimer avant d'aimer les autres ?
À moitié seulement. Il est vrai que si vous ne vous aimez pas, vous risquez de demander à l'autre de le faire à votre place — une charge que personne ne porte longtemps. Mais l'idée qu'il faudrait avoir terminé avant d'avoir droit à quelqu'un est fausse : personne n'a terminé, et beaucoup apprennent à s'aimer dans un lien, pas avant. Ce n'est pas un prérequis, c'est un chemin parallèle.

Allison — fondatrice d'AIO
Praticienne en thérapie brève, hypnose ericksonienne, PNL et communication bienveillante, j'accompagne vers plus d'apaisement et de clarté. J'écris La Revue pour rendre ces outils de mieux-être simples, sûrs et accessibles à toutes et tous.